Publié le 25 mai 2010 par Sébastien Koubar
Le débat sur la neutralité des réseaux, si cher à Nathalie Kosciusko-Morizet, est-il en train de s'installer en France ?
Cette démarche s'inscrit dans la continuité du colloque international organisé par le régulateur national en avril dernier. Il s'agit pour l'ARCEP d'atteindre un triple but :
Pour ce faire, l'autorité de régulation a d'ores et déjà dégagé des axes de réflexion. Ainsi, parmi les orientations de l'ARCEP, on retrouve l'obligation faite aux FAI de permettre aux utilisateurs d'envoyer et de recevoir le contenu de leur choix, d'utiliser ou de faire fonctionner les applications de leur choix, de connecter le matériel et d'utiliser les programmes de leur choix, « dès lors qu'ils ne nuisent pas au réseau ».
De la sorte, une offre qui ne permet qu' « un accès partiel aux services disponibles sur Internet via le blocage », comme cela est le cas dans le cadre de l'Internet en mobilité, ne devrait plus pouvoir être appelée « accès à Internet ». De même, le terme « illimité » ne devrait plus pouvoir être employé pour désigner « des offres de service incluant des limitations du type 'usage raisonnable' qui les restreindraient dans la durée ». Les acteurs du secteur ont désormais jusqu'au 2 juillet pour faire part de leur avis sur les pistes jalonnées par l'ARCEP. Par ailleurs, le gouvernement qui doit présenter en juin un rapport sur la question de la neutralité des réseaux aux députés et aux sénateurs pourrait s'inspirer du document fourni par le régulateur national. Source : DegroupNews
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